Éditoriale de Presse, Résultats du PISA 2015 (France)

Il y a quinze ans, l’OCDE a commencé à évaluer les systèmes éducatifs du monde entier en testant les connaissances et les compétences des élèves de 15 ans à travers le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA). Nous avons constaté dès la première étude en 2000 que, bien que se situant au niveau de la moyenne des pays de l’OCDE, les résultats de la France révélaient déjà un système dans lequel la situation socio-économique des enfants surdéterminait leurs résultats scolaires, et où les enfants issus des milieux sociaux défavorisés n’étaient pas suffisamment soutenus.
Les résultats de l’enquête OCDE-PISA 2015 viennent de tomber. Même si la performance de la France ne s’est pas détériorée depuis 2012, elle ne montre guère d’amélioration par rapport aux cycles précédents.
Les résultats de la France en sciences et en mathématiques se situent dans la moyenne des pays de l’OCDE, tandis que la performance en compréhension de l’écrit est légèrement au-dessus de la moyenne. Toutefois, le système en France reste trop dichotomique : tenu par ses bons élèves, dont la proportion est stable et supérieure à la moyenne des pays OCDE, mais ne s’améliorant pas par le bas, avec une proportion d’élèves de 15 ans en difficulté en sciences toujours au-dessus de cette même moyenne OCDE. D’après l’évaluation PISA 2015, les élèves des milieux les plus défavorisés ont quatre fois moins de chances de réussir que les autres. Ceci ne représente pas seulement une tragédie humaine, mais également un frein au développement économique, qui n’est solide et pérenne que quand il est inclusif.
Concilier excellence et réussite scolaire pour tous est non seulement le meilleur moyen de s’attaquer aux inégalités sociales à la racine, mais aussi d’obtenir de bonnes performances. Les résultats globaux illustrent diverses bonnes pratiques mises en oeuvre à travers le monde pour améliorer l’égalité et la performance du système éducatif. À titre d’exemple, au Portugal, le programme des Territoires éducatifs d’intervention prioritaire (TEIP) cible son investissement sur les zones géographiques dont la population est défavorisée sur le plan social et où les taux d’abandon scolaire sont supérieurs à la moyenne nationale. À Singapour, qui devance tous les autres pays de PISA en sciences, les enseignants sont évalués à l’aide d’une grille de compétence exhaustive, qui inclut notamment la contribution au développement personnel et académique des élèves, ainsi que la qualité de la collaboration avec les parents.
En somme, la capacité d’un système à faire progresser ses élèves en difficulté, et ceux issus d’un milieu défavorisé, améliore la qualité générale du système et donc sa performance globale. Cependant, en France, l’investissement déployé dans l’éducation n’atteint pas toujours ces milieux. J’ai d’ailleurs moi-même vécu personnellement une illustration de ce dysfonctionnement : à mon arrivée en France, quand j’ai demandé des recommandations d’écoles primaires pour mes enfants, on m’a répondu : « ne choisissez pas votre école, mais plutôt votre quartier ». Comment venir à bout du lien subordonnant nos chances de réussite à l’école et dans la vie quand ce lien est lié à notre code postal ?
La France a déjà mis en oeuvre des réformes qui vont dans la bonne direction. En lien avec les recommandations de l‘OCDE, davantage de ressources, d’enseignants, de bourses et de soutien ont été déployés en faveur des élèves défavorisés. La Loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République du 8 juillet 2013 visant à lutter activement contre le décrochage et l’échec scolaire dès le plus jeune âge marque une étape importante. La mise en oeuvre récente des nombreuses réformes qui en découlent, dans le primaire et au collège, pourrait ainsi répondre, en fonction des modalités de leur mise en pratique, à certains enjeux actuels et contribuer à améliorer les résultats et la formation des élèves. Il est bien sûr trop tôt pour prendre la mesure des effets de ces réformes récentes dans les résultats de l’enquête PISA 2015. Elles étaient néanmoins nécessaires et devront être approfondies et évaluées régulièrement. Les enseignants joueront – comme dans d’autres pays avant la France – un rôle fondamental dans ces réformes, et doivent à ce titre s’en approprier les grandes lignes. Il conviendra donc de poursuivre la réforme du métier d’enseignant et de la placer au rang des priorités d’action.
Il importe surtout de souligner que, contrairement à une idée reçue assez répandue en France, les résultats de PISA 2015 démontrent que les réformes visant à réduire les inégalités sociales et scolaires ne conduisent pas à un nivellement par le bas des performances. Bien au contraire, dans les pays ayant entrepris de telles réformes, la proportion d’élèves en échec scolaire a en général reculé au cours des 10 années suivantes, alors même que celle des bons élèves a augmenté. Ainsi, parmi les pays de l’OCDE, le Canada, la Corée, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, le Japon, la Norvège et le Royaume-Uni sont autant d’exemples de pays parvenus à atteindre des niveaux élevés de performance en sciences et d’équité en termes de résultats scolaires, tels qu’évalués par l’enquête PISA 2015.
Nous avons choisi les sciences comme priorité d’évaluation de l’enquête PISA 2015. Une bonne compréhension des sciences et des technologies qui en découlent est indispensable, surtout à l’ère de la révolution numérique. Cette nécessité vaut non seulement pour ceux dont la carrière dépend directement de la science, mais aussi pour tous les citoyens soucieux de prendre position de manière éclairée dans les nombreuses questions qui agitent notre monde aujourd’hui, de la santé au développement durable, en passant par le réchauffement climatique. De nos jours, chacun doit être capable de « réfléchir comme un scientifique ».
Dans une perspective plus large, l’éducation est fondamentale en cette période difficile, alors que le populisme semble monter en flèche, que la France a été bouleversée par plusieurs attaques terroristes, et que les inégalités sociales dans le monde ont laissé pour compte un grand nombre de citoyens qui ne font plus confiance aux institutions. Plus que jamais, nous devons investir dans l’éducation scientifique de nos enfants, afin de répondre à cette ère post-factuelle par un dialogue ouvert et éclairé. Plus que jamais, nous devons renforcer nos systèmes éducatifs pour faire face à ces défis nous menaçant toujours de plus de divisions.

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Résultats du PISA 2015 (Volume I) L’excellence et l’équité dans l’éducation

Conférence de presse de Gabriela Ramos

Tout le monde connaît PISA. C’est l’instrument le plus important que l’on a pour mesurer la qualité, l’efficacité, et l’équité de nos systèmes éducatifs. Votre présence va nous permettre de nous focaliser sur les politiques publiques.

Je suis certaine que les medias ne manqueront pas l’opportunité d’informer sur les classements mais, on compte sur eux pour également nous aider à informer sur les leçons de PISA au niveau des politiques publiques.

Il faut que je fasse une précision. PISA 2015 n’évalue pas les réformes faites récemment car les enfants de 15 ans étaient scolarisés avant.

Je salue aussi Eric Charbonnier, le vrai expert de l’OCDE sur l’éducation en France. Donc, si vous avez des problèmes avec les données, demandez-lui. En revanche, si vous avez de compliments à faire, dites-les-moi.

  • PISA évalue la performance des élèves de 15 ans en mathématiques, sciences et lecture. Cette année, l’accent est mis sur les sciences. 540 000 élèves  ont été évalués, représentatifs de 29 millions d’élèves âgés de 15 ans scolarisés dans 72 pays. 6 000 ont été évalués en France.
  • Diapos 3+4 Deux messages principaux. Malgré les grandes avancées scientifiques et technologiques  (vous vous imaginez, en 2006 nous n’avions pas de smartphones ou de Skype), et l’investissement massif dans l’éducation, la performance en sciences dans les pays évalués est restée à peu près identique ou a chuté depuis 2006. Ce sont de résultats décevants.
  • Mais la moyenne cache les différences entre pays. Comme chaque PISA, il y a des pays qui ont une performance de très haut niveau, mais qui l’obtiennent avec une égalité aussi élevée. Ce message se confirme à chaque édition de PISA.

Diapo 3: (pas de texte)

  • Parmi les pays de l’OCDE, seuls le Portugal et Israël ont amélioré leur performance. La France est restée stable, et 11 autre pays ont vu leur performance se détériorer.

Diapo 4+5: Quant à la place de la France,  elle est dans la moyenne des pays de l’OCDE avec un score de 495 points.

  • Singapour devance tous les autres pays participants. Le Japon, l’Estonie, la Finlande et le Canada sont les quatre pays les plus performants de la zone OCDE mais aussi l’Australie, la Nouvelle Zélande, la Corée, la Slovénie, et le Royaume Uni. La France se situe au niveau de la moyenne avec l’Autriche, les États-Unis et la Suède et, derrière, l’Allemagne ou la Belgique.
  • Il faut savoir que 30 points d’écart en sciences équivaut environ à une année de scolarité. Les élèves au Japon ont donc un peu plus d’une année de scolarité d’avance par rapport aux élèves en France.

Diapo 6: Mais ce qui est préoccupant pour la France ce sont les différences de performances entre élèves.

  • Ce graphique montre que la proportion de bons et très bons élèves, c’est-à-dire au-dessus du niveau 4 de compétence est élevée et stable à 29% de l’ensemble des élèves, c’est-à-dire plus que la moyenne OCDE.
  • Les très bons élèves (niveau 5 et 6) en France représentent environ 8 % de l’ensemble des élèves de 15 ans, ce qui est au niveau de la moyenne OCDE. À ces niveaux, les élèves sont très bien équipés pour aspirer à une carrière scientifique de haut niveau.

Diapo 7: En revanche, la proportion d’élèves en difficulté en sciences est malheureusement aussi élevée. 

  • Dans ce graphique, nous avons la proportion d’élèves sous le niveau 2, qui est le seuil de compétence que tous les élèves devraient atteindre à la fin de leur scolarité obligatoire. Par rapport aux résultats de 2006, la proportion de ces élèves est en très légère augmentation en 2015 (représentant 22% en 2015 contre 21% en 2006). Seuls 10 pays sur  35 (à droite de la France sur le graphique) ont des proportions plus élevées d’élèves en difficulté.
  • Les pays performants de PISA 2015 en sciences ont une proportion importante d’élèves très performants et peu d’élèves en difficulté. On doit donc faire les deux.
  • Sur le graphique précédent on voyait que Singapour avait 24% d’élèves très performants, sur celui-là, on constate qu’à peine 10% des élèves sont en difficulté (sous le niveau 2) contre 21% en moyenne dans l’OCDE.

Diapo 8: Maintenant, nous allons traiter des résultats en mathématiques et en compréhension de l’écrit.

Diapo 9: La France se situe également au niveau de la moyenne des pays de l’OCDE en mathématiques mais les résultats sont en net recul depuis 2003. L’écart entre les garçons et les filles s’est réduit parce que les performances des garçons ont diminué.

  • En mathématiques, Singapour est le pays le plus performant avec un  score moyen  de  564 points —  plus de 70 points au-dessus de la moyenne de  490 points. Les pays et économies d’Asie devancent tous les autres pays en mathématiques.
  • En France, là encore, le système est tenu par ses bons élèves. Le pourcentage d’élèves en difficulté (sous le niveau 2 de compétence) en mathématiques a augmenté  une nouvelle fois en 2015. La proportion d’élèves en difficulté est aujourd’hui de 24 % (contre 17 % en 2003 et 22 % en 2012).

Diapo 10 – Point positif dans PISA 2015, la performance en compréhension de l’écrit des élèves de 15 ans en France se situe légèrement au-dessus de la moyenne de l’OCDE en 2015 et a légèrement augmenté depuis 2009.

  • Ceci s’explique par une meilleure performance des garçons et une plus grande proportion d’élèves très performants, tandis que le pourcentage d’élèves en difficulté reste stable.

L’élément socioéconomique a toujours un impact sur les résultats, mais le meilleur système éducatif peut diminuer cet impact.

Diapo 12 – Comme pour PISA 2012, les résultats sur l’équité ne sont pas satisfaisants pour la France.

  • On constate que les élèves issus des milieux les plus défavorisés en France ont quatre fois plus de chance que les autres d’être parmi les élèves en difficulté en sciences (contre 3 fois en moyenne dans l’OCDE). C’est la proportion la plus élevée parmi les pays de l’OCDE.
  • Aussi, près de 40 % des élèves issus d’un milieu défavorisé sont en difficulté, et seuls 2 % des élèves issus d’un milieu défavorisé se classent parmi les élèves les plus performants (contre 3 % pour la moyenne des pays de l’OCDE).

Diapos 13+14 – Les élèves issus de l’immigration représentent en France 13 % des élèves testés, ce qui est un pourcentage stable et équivalent à la moyenne de l’OCDE.

  • En France, le score en sciences des élèves issus de l’immigration est inférieur de 62 points à celui des élèves non immigrés. Même après contrôle du milieu socio-économique, les élèves issus de l’immigration en France ont un score en sciences inférieur de 32 points à celui des élèves non immigrés.
  • Cependant, point plus positif, la performance en sciences s’améliore de 37 points en France (contre 22 points, en moyenne, dans les pays de l’OCDE) si l’on compare la performance des élèves immigrés de la première et de la deuxième génération. Ceci dit, l’écart avec les enfants non issus de l’immigration reste important.

Diapo 13 – Concilier bonne performance en sciences et équité sociale est chose possible. D’ailleurs, un nombre grandissant de pays OCDE sont plus performants et plus égalitaires en 2015 qu’en 2006.

  • Sur ce graphique, le Canada, la Corée, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, le Japon, la Norvège et le Royaume-Uni réussissent à avoir de très bons résultats sur l’équité. La France fait malheureusement partie des pays où le milieu socio-économique explique plus de 20 % de la performance obtenue par les élèves de 15 ans en sciences (la moyenne est de 13%). Seuls la Hongrie et le Luxembourg dans l’OCDE ont un niveau supérieur à 20 %.

Diapo 14 – Les problèmes d’équité se retrouvent au niveau des filières professionnelles: En France, la différence de score en sciences entre les élèves des filières générales et ceux des filières professionnelles est de l’ordre de 43 points, après prise en compte de leur milieu socio-économique (contre une différence de 22 points en moyenne dans les pays de l’OCDE).

  • Dans l’enseignement secondaire, en France comme dans de nombreux autres pays, ce sont encore trop souvent les élèves ayant obtenu des résultats médiocres au collège qui sont orientés vers la voie professionnelle, cette dernière souffrant par conséquent d’un réel problème d’image et de qualité. Pourtant, une formation professionnelle de qualité est un véritable tremplin vers l’emploi, comme le montre l’expérience de l’Allemagne, ou de l’Australie.
  • Il conviendrait donc de les valoriser davantage en France pour que l’investissement soit plus rentable.

Diapo 15 – Je vous invite maintenant à regarder les indicateurs d’engagement des élèves en sciences.

Diapo 16 – En France, les élèves sont  plus nombreux que la moyenne OCDE à s’intéresser aux sciences (72% contre 64%) et à s’amuser en étudiant les sciences (69% contre 63%).

  • Mais seul un élève sur cinq envisage d’exercer une profession scientifique à l’âge de 30 ans (contre 1 sur 4 en moyenne OCDE).
  • Les différences entre les sexes sont importantes. Les garçons sont deux fois plus nombreux que les filles à s’intéresser à l’ingénierie, les sciences ou l’architecture. En revanche, les filles  se montrent  trois fois plus intéressées pour les professions médicales.

Diapos 17+18 – La proportion des élèves prévoyant une carrière en sciences varie fortement en fonction de leurs performances et de leur milieu socio-économique.

  • Seuls 8 % des élèves en difficulté font part de telles attentes, contre 13% de moyenne dans l’OCDE. À l’opposé, les élèves très performants sont près de 48 % à souhaiter exercer dans le milieu scientifique contre seulement 42 % pour la moyenne l’OCDE.

Diapo 19 : Enfin, quelques mots sur les pratiques éducatives.

Diapo 20 : Tout d’abord, la pratique du redoublement est en recul en France avec une réduction de 16 points entre 2006 et 2015.

  • Mais à 15 ans, 22 % des élèves ont redoublé au moins une fois avant l’âge de 15 ans, ce qui reste encore le double de la moyenne OCDE.

Diapo 21 : On note aussi de grandes différences de la France par rapport à la moyenne de l’OCDE dans l’évaluation de la qualité des établissements.

  • Seuls 23% des élèves de 15 ans rapportent avoir été interrogés sur l’enseignement qu’ils reçoivent contre 69 % dans l’OCDE.
  • 77% des enseignants ne bénéficient pas de systèmes de tutorat au sein de l’établissement, contre 30 %, en moyenne, dans les pays de l’OCDE.

Conclusions  – Les 4 grands défis pour la France.

Madame la ministre, mesdames, messieurs,

Les résultats de PISA mettent en avant combien il est urgent de réduire la fracture scolaire en France et d’inverser la courbe de l’échec.

La situation ne s’est pas aggravée depuis 2012, et c’est un point à souligner, et on a vu des signes encourageants dans les politiques mises en œuvre, notamment en termes de lutte contre le décrochage scolaire.

Cependant, le niveau des inégalités est toujours trop élevé.

À travers l’expérience d’autres pays, on a identifié des éléments qui peuvent être utiles pour la réflexion de la France. Cela inclut :

Soutenir les élèves et les établissements défavorisés. Il faut se centrer sur de meilleures ressources pédagogiques et d’infrastructures, en créant des incitations aux professeurs expérimentés pour travailler dans des établissements en difficulté;

  • Rehausser la qualité et la valorisation des filières professionnelles;
  • Renforcer la formation des enseignants et, avoir des informations sur leur performance;
  • Lutter contre l’échec scolaire dès le plus jeune âge.

Sur ces 4 enjeux majeurs, les bonnes pratiques internationales sont nombreuses. Vous pouvez les retrouver dans la brochure que nous avons préparée pour cet évènement.

Les pays les plus performants ont un point commun : ils  allient  l’excellence et la réussite pour tous.

Madame la ministre, vous avez engagé de nombreuses réformes qui sont proches des meilleures pratiques et qui peuvent rendre le système plus équitable.

Vous avez ainsi renforcé la préscolarisation des enfants de 2 ans en zones sensibles, donné la priorité au primaire, redonné une vie aux écoles du professorat, modifié les programmes scolaires pour rendre les cycles plus cohérents ou encore lancé le plan numérique pour équiper les écoles.

Toutes ces mesures sont les bienvenues et l’OCDE a d’ailleurs encouragé à plusieurs reprises ces réformes tout en insistant sur le fait qu’il fallait les évaluer régulièrement et aller encore plus loin, notamment sur le volet de la formation des enseignants. J’aimerais donc profiter de votre présence pour dire aussi que les réformes ont besoin de continuité et de cohérence, ainsi que d’une mise en œuvre effective. Ce sera seulement comme cela que nous pourrons améliorer sa performance.

Espérons juste aujourd’hui que la France s’ajoutera à cette liste de pays performants avec équité dans un futur proche.

 Éditoriale de Presse, Résultats du PISA 2015 (France)

64° CONGRESO MUNDIAL DE FCEM EN MÉXICO- Las Mujeres Emprendedoras: Una Nueva Ventaja Comparativa para México

19-11-2016

Es un honor poder participar en el 64vo Congreso Mundial de la Asociación Mexicana de Mujeres Empresarias (FCEM). Le agradezco la invitación a la Lic. Ana María Sánchez, Presidenta Nacional de la Asociación Mexicana de Mujeres Empresarias A.C.

La igualdad de género y el empoderamiento económico de las mujeres son de las batallas más importantes que tenemos que librar para desarrollar a fondo el potencial de nuestro país. Hay mucho que ganar: un incremento de la población activa, un mayor crecimiento económico, una base más amplia de talento y liderazgo empresarial y una mayor cohesión social. Estos son argumentos contundentes. Nuestros países necesitan activar estos motores.

Por ello los países del G-20 se comprometieron a reducir las brechas de género en el ámbito de la participación en el mercado laboral en un 25% para 2025, el «objetivo 25×25». Esto implicaría enriquecer con cerca de 100 millones de mujeres más la población activa de los países del G-20. Un mayor número de mujeres integrando la población activa reduce la desigualdad de ingresos. La reciente publicación de la OCDE In It Together muestra que la desigualdad de renta se habría incrementado en casi un punto adicional de Gini en 20 países de la OCDE si la proporción de hogares con una mujer trabajadora se hubiera mantenido en los niveles de hace 20-25 años. La evidencia es muy clara: la activación económica de las mujeres es un win-win desde cualquier punto de vista.

En este contexto, el apoyo a las mujeres empresarias es crucial.  De hecho, uno de los principales ejes que vertebran la labor de la OCDE en materia de igualdad de género es el emprendimiento. Nuestro objetivo es asegurar que todas las personas tengan la misma oportunidad de crear y dirigir un negocio con éxito. Algo que en la actualidad no sucede. En la OCDE, sólo una de cada diez mujeres trabajadoras es autónoma; una tasa apenas de la mitad que en el caso de los hombres.[1]

 

En México, la diferencia es menor: aproximadamente el 25% de las mujeres que trabajan lo hace por cuenta propia, frente al 28% de los hombres.[2] Sin embargo, al igual que en otros países, existe también una brecha sustancial entre mujeres y hombres en tamaño, ingresos y crecimiento de sus empresas.

En México, el 91% de las mujeres autónomas no tiene empleados; en el caso de los varones autónomos, el porcentaje es del 79%.[3] Y, en los países de la OCDE, la probabilidad de que quienes trabajan por cuenta propia tengan empleados es dos veces y media mayor en el caso de los hombres que en el de las mujeres.[4]

La serie de estudios de la OCDE The Missing Entrepreneurs evalúa las razones de tales brechas de género y la respuesta que pueden dar los gobiernos.[5] Las cuestiones clave que identificamos son la falta de acceso a financiación, la carencia de experiencia directiva y de habilidades empresariales, y los sectores en los que mujeres y hombres deciden constituir sus empresas.

Las mujeres reportan en muchos países mayores dificultades para obtener capacitación para el emprendimiento, si bien las brechas están reduciéndose. También enfrentan más dificultades que los hombres para obtener créditos para crear y ampliar sus empresas. México es uno de los pocos países de la OCDE en los que no existe diferencia sustancial entre mujeres y hombres en el acceso al financiamiento necesario para emprender una actividad. Sin embargo, más del 20% de los empresarios, ya sean mujeres u hombres, afirman carecer de financiamiento. Además, pocas empresas dirigidas por mujeres operan en los sectores manufactureros o de servicios intensivos en conocimiento. En los países de la OCDE, el 70% o más de las trabajadoras autónomas llevan a cabo su actividad en el ámbito del sector servicios. En México, tal proporción es aún mayor: 83%. En cambio, sólo la mitad de los trabajadores autónomos lo hace en el sector servicios.

Abordar estas brechas de género en el ámbito del emprendimiento puede traer consigo grandes recompensas. Estimaciones recientes indican que, si se eliminaran estas diferencias, el PIB mundial podría aumentar hasta en 2 puntos porcentuales extras al año.[6]

Los compromisos a nivel internacional son importantes para acelerar este proceso. La OCDE ha estado a la vanguardia en este campo. En 2013, nuestros países miembros suscribieron una Recomendación que establece un conjunto de principios de política para reducir las brechas de género en Educación, Empleo y Emprendimiento. El próximo año, la OCDE publicará un informe sobre los progresos realizados por sus miembros en la puesta en práctica de esta Recomendación.

En el marco de esta iniciativa, el Grupo de Trabajo de la OCDE sobre PYME y Emprendimiento está supervisando activamente la dinámica de la brecha de género en el ámbito del emprendimiento, así como las políticas que los gobiernos están introduciendo para reducirla. Su labor pone de manifiesto que los gobiernos de los países de la OCDE han desplegado importantes iniciativas para ayudar a las mujeres a adquirir habilidades empresariales a través de programas de capacitación, de coaching y de mentores, oportunidades para crear redes de contactos y asesoramiento empresarial.

También han mejorado el acceso al financiamiento con subvenciones, microcréditos y programas de garantía de préstamos.

En México, la OCDE publicó una revisión de las políticas de PYME y emprendimiento en 2013.[7] El informe identificó entonces un único programa de apoyo federal específicamente dirigido a mujeres emprendedoras, que facilitaba el micro-financiamiento a empresarias del ámbito rural. En el informe se argumentaba la necesidad de incorporar las consideraciones de género también al diseño de los programas públicos de carácter general en materia de emprendimiento, a fin de garantizar su adaptación a las necesidades de las emprendedoras.

También se recomendó que el gobierno comenzara a recopilar datos desglosados por género sobre la medida en que las empresarias hacen uso de esos programas generales. Desde entonces, México ha reforzado su apoyo a las mujeres emprendedoras introduciendo una nueva Estrategia transversal de perspectiva de género. Esto ha traído consigo mayor apoyo a los programas de capacitación empresarial, de coaching y de mentores para mujeres, así como la creación de componentes del Programa de Apoyo al Empleo dirigidos a mujeres emprendedoras.

Hay muchos países que han puesto en marcha programas muy eficaces que pueden servir de inspiración como mejores prácticas. La OCDE ha identificado un importante aumento del apoyo que se brinda a mujeres emprendedoras orientadas al crecimiento en países como Estados Unidos, Canadá, Australia y Nueva Zelanda. Esto incluye el acceso a capital riesgo y a inversores de proximidad (business angels), pero también facilitar apoyos «blandos» a través de programas de incubación y aceleración de empresas.

Pero el apoyo al desarrollo de mujeres emprendedoras en nuestros países debe ser integral. Para que las mujeres puedan emprender, desarrollar y gestionar sus proyectos empresariales es fundamental diseñar una estrategia que articule programas y apoyos desde etapas muy tempranas y que promueva el espíritu emprendedor entre las mujeres.

Para ello es fundamental asegurarse de que los niños y las niñas tengan acceso equitativo a educación de alta calidad; alentar a ambos a estudiar en los campos académicos con probabilidad de “rendirles beneficios”, como los de ciencias, tecnología, ingeniería y matemáticas (STEM, por sus siglas en inglés); combatir los estereotipos de género en las escuelas, los libros de texto, y la televisión; capacitar a los profesores para reconocer los prejuicios de género y tomar medidas para eliminarlos.

También es esencial promover el equilibrio entre la vida laboral y la vida familiar, de modo que tanto padres como madres puedan generar ingresos. Para ello es necesario: 1) un diseño neutral de los sistemas de beneficios fiscales, que den los mismos derechos a hombres y a mujeres; 2) un mayor acceso a (y utilización de) licencias pagadas por maternidad y paternidad; 3) mejor acceso a educación y servicios de cuidado infantil asequibles y de buena calidad, así como a apoyos extraescolares; 4) poner en marcha modalidades de trabajo más flexibles, y 5) transformar la cultura de horarios laborales excesivamente largos. Estos cambios nos ayudarían  mejorar las oportunidades de participación y de emprendimiento entre las madres mexicanas. De hecho la tasa de empleo para las madres en México (45%) es la más baja de la OCDE.

También es indispensable tomar medidas contundentes para eliminar las desigualdades de género en el lugar de trabajo, como la brecha salarial entre hombres y mujeres, que en México es de 18.3%, cerca de tres puntos porcentuales más alta que el promedio en los países de la OCDE.  Y desde luego reducir las diferencias en materia de selección, formación y crecimiento laboral. Se trata de crear el ambiente ideal para que florezca la mujer emprendedora y desarrolle todo su potencial.

Estimadas amigas y amigos:

Las asociaciones empresariales de mujeres tienen un papel crucial que desempeñar para potenciar la equidad de género y la capacidad emprendedora de nuestros países. Tanto presionando al gobierno para que mejore su apoyo a las mujeres emprendedoras como prestando asistencia directamente a sus miembros y a otras mujeres empresarias, y también a potenciales emprendedoras.

Las asociaciones como FCEM son un apoyo fundamental para todas las mujeres que estén interesadas en emprender y en hacerse empresarias. Cuenten con el apoyo de la OCDE.

Las mujeres emprendedoras son la nueva ventaja comparativa de México. ¡Hay que apoyarlas! Fortalezcamos nuestra colaboración para fomentar la creación de nuevas políticas y marcos regulatorios incluyentes, para crear modelos de comportamiento y patrones culturales que inspiren a las mujeres jóvenes hacia la actividad empresarial, para ayudar a las emprendedoras a reforzar sus redes de contactos, a conectar empresarias con inversionistas, a facultar a nuestras mujeres indígenas para convertirse en empresarias.

Recuerden, ustedes son embajadoras clave del emprendimiento y un componente esencial del ecosistema empresarial. Y está en nuestras manos, en sus manos, colaborar para acabar con las brechas de género en la esfera del emprendimiento.

México sin sus mujeres no sale adelante. México sin sus mujeres es motor a medias. México sin sus mujeres pierde talento y capacidad. Por eso estamos aquí, para ayudarlas. Tienen todo el apoyo de la OCDE.

Muchas gracias.

 

[1] OCDE (2016), Entrepreneurship at a Glance 2016, Publicaciones de la OCDE, París.                                                                                                                      DOI: http://dx.doi.org/10.1787/entrepreneur_aag-2016-en

[2] Ibídem.

[3] Ibídem.

[4] Ibídem.

[5] OCDE/UE (2015), The Missing Entrepreneurs 2015: Policies for Self-employment and Entrepreneurship, Publicaciones de la OCDE, París.
DOI: http://dx.doi.org/10.1787/9789264226418-en

[6] Blomquist, M., E. Chastain, B. Thickett, S. Unnikrishman, y W. Woods (2014), Bridging the Entrepreneurship Gender Gap: The Power of Networks, Boston: Boston Consulting Group (BCG).

 

[7] OCDE (2013), OECD Studies on SMEs and Entrepreneurship – Temas y políticas clave sobre PYMEs y emprendimiento en México, Publicaciones de la OCDE, París.
DOI: http://dx.doi.org/10.1787/9789264204591-es

Cumbre de Movilidad Social 2016

18-11-2016

Es un placer estar aquí para hablar sobre la importancia de la movilidad social y la igualdad de oportunidades para el crecimiento incluyente. Estos son desafíos fundamentales para los países de la OCDE y hacerles frente constituye una de las prioridades más altas de nuestra Organización. Quisiera agradecer a Enrique Cárdenas por su amable invitación a este evento.

Niveles insostenibles de desigualdad

Nuestras sociedades, nuestras economías, nuestras naciones, están desequilibradas. Su potencial de crecimiento ya no es el mismo de antes. Las expectativas de sus ciudadanos se han erosionado. Hay un sentimiento de decepción y desconfianza generalizado. Y es que las desigualdades han alcanzado niveles muy altos, en algunos casos insistenibles.

La desigualdad de los ingresos en los países OCDE ha alcanzado el nivel más alto en los últimos 30 años. En 2014, el índice de Gini promedio en los países de la OCDE alcanzó su valor más alto desde que existen los registros (0.318).[i] El ingreso del 10% más rico es casi 10 veces el ingreso del 10% más pobre. En los ochentas era 7 veces mayor. Esto significa que en 3 décadas la disparidad en los ingresos creció en alrededor de 40%.

Desafortunadamente, la situación en nuestro país no es mejor. Si bien la desigualdad en el ingreso disponible había disminuido en México antes de la crisis, la tendencia cambió y entre el 2007 y el 2014 la desigualdad en el ingreso de mercado volvió a aumentar.

De acuerdo con las cifras del Panorama de la Educación de la OCDE 2016, el 10% más rico en México gana 21 veces más que el 10% más pobre. Esta diferencia es la más grande entre los países OCDE. En el índice de Gini, México es el país con el segundo nivel de desigualdad más alto en la OCDE (0.459), sólo detrás de Chile (0.465).

Las consecuencias de este aumento en las desigualdades van más allá del ingreso. Otras dimensiones del bienestar, como las oportunidades de integración al mercado laboral, el acceso a educación y servicios de salud de calidad también se han visto afectadas. Pero una de las expresiones más preocupantes de estas desigualdades es la perspectiva de movilidad social.Desigualdades y movilidad socialUna de las características más preocupantes de estas tendencias de desigualdad es su carácter estructural y su impacto negativo en la movilidad social. Una parte importante de la sociedad se ha percatado de que la desigualdad no sólo se refleja en dimensiones que van más allá de los económico, sino que también puede transmitirse de una generación a otra, afectando las perspectivas de desarrollo y las oportunidades de las generaciones futuras.Dependiendo de la importancia de las capacidades heredadas, la movilidad social está relacionada con el grado de igualdad de oportunidades en un país. Lo que separa a los “ganadores y perdedores” o “los que tienen y los que no tienen” en una sociedad ha sido señalado como un obstáculo para el crecimiento económico, que además puede generar inestabilidad política y violencia. De hecho la credibilidad de una economía de mercado descansa en su capacidad de poner en marcha mecanismos que hagan posible la movilidad social para la población (Featherman, Jones y Hauser, 1975).

Los estudios de la OCDE lo confirman: los hijos de familias con ingresos bajos tienen una mayor probabilidad de tener menores ingresos que los hijos de familias con ingresos más altos. Si un padre de familia gana dos veces el ingreso promedio, su hijo probablemente ganará 50% más que el promedio cuando llegue a la edad del padre. Esta es la llamada “curva de Gatsby”, la cual refleja que entre más desigual es una sociedad menores son las posibilidades de movilidad social en su interior.

En México la movilidad social sigue siendo baja. Los niños de padres pobres permanecen pobres y los hijos de padres ricos permanecen ricos, perpetuando las desigualdades en el tiempo. De acuerdo con la encuesta del Colegio de Mexico más reciente de 2015: De los 100 individuos que nacieron en el quintil más pobre de la población, 36 se mantuvieron en ese nivel en la adultez. De los 100 individuos que nacieron en el quintil más rico de la población, 43 lo siguen siendo en la adultez. Además las mujeres padecen una menor movilidad social que los hombres y esto es preocupante dada su gran capacidad de promover el desarrollo económico de la familia.

Esta situación es inaceptable, pues debilita uno de los principios básicos de equidad de cualquier sociedad democrática: que todos merecen las mismas oportunidades. Promover la movilidad social no se refiere únicamente a cómo la ocupación y las ganancias de una persona se ven afectadas por los antecedentes de sus padres. La OCDE está desarrollando evidencia y análisis que muestran el efecto de los antecedentes de los padres sobre la educación y la salud, en la vida temprana, la juventud y la vida adulta. Por ejemplo, madres de hogares desfavorecidos tienen más probabilidades de influir negativamente en los resultados del niño a través de una salud materna deficiente debido a una mayor susceptibilidad a adquirir enfermedades contagiosas o una nutrición deficiente[ii].

Una mayor movilidad social es una característica crucial del Crecimiento Inclusivo. Además, no sólo afecta a quienes sufren las desigualdades sino al conjunto de la sociedad y a su potencial de desarrollo económico y bienestar.

Las desigualdades y la falta de movilidad social afectan el crecimiento y la productividad

Las desigualdades no sólo afectan la movilidad social de los más bajos ingresos sino que además afectan el crecimiento del conjunto de la economía.

Estudios recientes de la OCDE muestran que el crecimiento de las desigualdades ha reducido el crecimiento del PIB en cerca de 6 o 7 puntos porcentuales en los Estados Unidos, Italia y Suecia en los últimos 25 años. Esto es resultado de que las familias con ingresos más bajos se están quedando atrás y, por ello, están teniendo menos posibilidades de invertir en educación y habilidades[iii] .

Las desigualdades en los ingresos, la educación, las oportunidades de formación, la salud y el acceso a puestos de trabajo de calidad o a las nuevas tecnologías, reducen la productividad agregada y el crecimiento económico.[iv]

Y este es un círculo vicioso, porque es muy difícil promover la movilidad social en un contexto de bajo crecimiento y baja productividad laboral. Tenemos que romper esta estructura.

Políticas para la inclusión y la  movilidad social

Para lograrlo necesitamos adoptar un enfoque multidimensional de la política económica. Es urgente superar la fragmentación entre las distintas áreas durante la formulación de las políticas, para asegurarnos que la educación, el mercado laboral y las políticas redistributivas de impuestos y beneficios se complementen en favor de la inclusión y la cohesión social. Esto requerirá un enfoque renovado de ‘todo el gobierno’ para la formulación de políticas, donde diferentes departamentos gubernamentales, agencias y ministerios trabajen juntos para ofrecer soluciones conjuntas.

Este enfoque debe fortalecer las políticas para reducir la informalidad e incentivar la formalidad, impulsar programas de vanguardia en materia de seguridad social, consolidar un sistema educativo incluyente, fomentar la igualdad de género y poner en marcha políticas para reducir la pobreza entre los adultos mayores. Además se requieren inversiones públicas en salud, dirigidas a los sectores de más bajos ingresos.

Un actor fundamental para reducir las desigualdades y promover la movilidad social es la ciudad. Este es un campo en el que la OCDE está promoviendo estrategias activas de crecimiento incluyente.

De hecho, acabamos de lanzar junto con la Fundación Ford la Propuesta de Nueva York para un Crecimiento Incluyente en las Ciudades en marzo de este año. La semana que viene se reúnen alcaldes de todo el mundo para discutir sobre un Plan de Acción de París para un Crecimiento Incluyente en las Ciudades.

Señoras y Señores:

Nuestros países son inviables, insostenibles, con los niveles actuales de desigualdad social.  Es imposible alcanzar la paz social, en democracias funcionales, en civilizaciones prósperas, con altos niveles de concentración del ingreso en pocas manos y pocas oportunidades de mejoría para las mayorías. Tenemos que romper esta estructura. Y para ello es crucial enfocarnos en la promoción de la movilidad social.

Por ello la OCDE está dando un paso adelante en su trabajo sobre desigualdades y en los próximos meses estaremos lanzando un proyecto muy ambicioso en tres ejes: la movilidad social intergeneracional; la movilidad de ingreso intergeneracional; y la prevención del declive de la clase media. México será parte de este esfuerzo y se beneficiará, con recomendaciones concretas de políticas públicas, de esta iniciativa. Abordar este desafío requiere de una acción colectiva y la OCDE está lista para librar esta batalla.

Muchas gracias.

 

[i] OECD Income Distribution Database

[ii] Working party of Social Policy,  DELSA/ELSA/WP1(2015)3

[iii] OECD, (2015), In It Together, OECD Publishing Paris

Foro Internacional de Reflexión y Análisis “El Reto de Formar Ciudadanos para el Siglo XXI”

18-11-2016

Es un placer estar con ustedes para participar en este Foro Internacional de Reflexión y Análisis que aborda uno de los desafíos más grandes de nuestra actualidad: “El Reto de Formar Ciudadanos para el Siglo XXI”.

Los sistemas educativos son los instrumentos de programación de nuestra realidad futura, definen la calidad de vida de nuestros pueblos, la efectividad de nuestras democracias, los fundamentos técnicos y filosóficos con los que construimos nuestras naciones. Por ello tienen que estar permanentemente mejorándose, adaptándose a la cambiante realidad del mundo.

La enseñanza tradicional ha sido rebasada

Durante mucho tiempo, nuestros sistemas educativos se han enfocado en las disciplinas académicas tradicionales, transmitiendo información de una manera pasiva, utilizando prácticas de aprendizaje básicas como la memorización, convirtiendo en muchos casos el aula en una caja de reverberación y repetición de conocimientos fijos y, en algunos casos, obsoletos.

Esto no es lo que se requiere en un mundo hiper-dinámico y en constante cambio tecnológico. Esto no es lo que necesitan nuestros alumnos para insertarse en la economía digital. Esto no les sirve para desarrollar competencias que les permitan sacar el mejor provecho de un mundo globalizado, competitivo y crecientemente interdependiente, un mundo que pone a los países y las culturas en contacto permanente.

Los sistemas educativos que utilizan prácticas tradicionales para el aprendizaje, en los que los maestros son meros transmisores de hechos y datos, en donde el alumno se percibe como un ente pasivo que hay que llenar de conocimientos preestablecidos, son insuficientes para los requerimientos del siglo XXI.

Una nueva forma de enseñar y aprender

La velocidad de la revolución digital, el progreso tecnológico y la creciente interacción e integración entre naciones y culturas, requieren que formemos estudiantes con una capacidad de aprendizaje moderna, flexible, crítica, tolerante, con hambre de conocimiento de vanguardia y ganas de “aprender a aprender”. Eso es lo que tenemos que enseñar si no los queremos poner en desventaja.

La realidad está empujando a los sistemas educativos a alejarse de los mecanismos de producción en masa y a enfocarse cada vez más en las necesidades particulares del individuo, y esto demanda un replanteamiento de las formas en las que pretendemos educar a nuestros niños y jóvenes.

La complejidad del mundo en que vivimos también requiere que nuestros jóvenes entiendan su vinculación con los grandes desafíos globales de nuestra actualidad, como el cambio climático, la pobreza, las desigualdades o la migración. Para ello tenemos que aprender a formar personas que reconozcan la enorme trascendencia de su papel como agentes de cambio, la relevancia de su contribución, de sus habilidades y capacidades para ayudar a construir un mundo más incluyente y sustentable.

Las nuevas “competencias globales”

Para ayudar a los gobiernos a dotar sus sistemas educativos de esta nueva capacidad la OCDE está trabajando en el análisis y diseño de políticas para desarrollar, medir y potenciar las competencias globales de los alumnos.

Al hablar de “competencias globales” nos referimos a una combinación de conocimientos, competencias cognitivas y socioemocionales, y actitudes.

Una persona dotada de competencias globales adecuadas cuenta con los conocimientos, la comprensión, las competencias, las actitudes y los valores necesarios para colaborar con otros y dar solución a problemas relevantes a escala global.

El desarrollo de las competencias globales es un proceso que dura toda la vida pero la educación puede ayudar a configurarlo. Para ello, es necesario un replanteamiento del sistema educativo que permita determinar qué objetivos, qué contenido y qué métodos son necesarios.

El mejor punto de partida para fomentar las competencias globales es la escuela. Las escuelas pueden brindar a los jóvenes la oportunidad de hacer un análisis crítico de lo que sucede en el mundo y en sus vidas, para entender de qué manera se vinculan esos dos aspectos y mejorar su capacidad de actuar en favor del bienestar colectivo.

Las escuelas pueden también ofrecer a los estudiantes unas experiencias que faciliten sus relaciones interculturales; cultivar su aprecio por la diversidad de pueblos, lenguas y culturas; y fomentar la sensibilidad y el respeto interculturales.

 

¿Cómo integrar este nuevo marco en los sistemas?

Ahora lo importante es cómo integrar este nuevo marco, este nuevo modelo, de enseñanza a nuestros sistemas educativos. La OCDE ha identificado estrategias y medidas para lograrlo. Por ejemplo: poner el concepto de “capacidades generales”, que facultan a los estudiantes para ser aprendedores exitosos, individuos con alta confianza y creatividad, y ciudadanos informados, en el centro de la curricula, como lo está haciendo Australia (Slide 1). También es importante poner un énfasis especial en la formación de valores, como lo está haciendo Singapur con su 21st Century Competencies (Slide 2).

Otra medida importante es cambiar la preparación de los maestros transitando de un desarrollo profesional basado en la oferta a un desarrollo profesional basado en la demanda y necesidades de los estudiantes, como lo está haciendo Finlandia. Además de transformar la cultura de la enseñanza de una cultura de un solo maestro frente al aula a una cultura colaborativa con varios maestros interactuando frente a los estudiantes, fomentando las competencias transversales.

Hay otros ejemplos exitosos interesantes como Alberta en Canadá (Slide 3) y Estonia (Slide 4).

Hay que reconocer que por el momento, la difusión de buenas prácticas a escala internacional ha sido insuficiente. Por esa razón, la OCDE está desarrollando una serie de mediciones que permitan mejorar el diagnóstico a nivel internacional a fin de lograr una respuesta más contundente y mejor coordinada.

 

A México le urge avanzar en este sentido

Mexico no puede quedarse atrás. La calidad de nuestro sistema educativo es la piedra de toque de la calidad de nuestro país. La forma en la que nuestros alumnos aprenden define su desempeño escolar pero también define su primer empleo, su salario promedio, su calidad de vida y su contribución a un México mejor.

En los últimos años se han tomado decisiones importantes para mejorar y modernizar nuestro sistema educativo, y ya estamos registrando algunos avances.

De acuerdo con el más reciente Panorama de la Educación de la OCDE, México ha tenido algunos avances en materia educativa. Mientras que sólo el 12% de la generación de 55 a 64 años de edad tiene un título de educación superior, la cifra aumenta a 21% entre las generaciones más jóvenes, de 25 a 34 años de edad.

Además entre 2005 y 2014 la tasa de matriculación de niños de 3 años de edad en la educación preescolar casi se duplicó en México, alcanzando un 40% en el 2014 (promedio de la OCDE del 69%).

Sin embargo, el sistema educativo mexicano aún enfrenta una serie de desafíos importantes. El sistema de programas de desarrollo para la primera infancia (educación Inicial) está aún poco desarrollado en México. Sólo el 5% de los niños de 2 años de edad se inscribieron en estos programas en el 2014, en comparación con el promedio de matriculación de la OCDE del 34%.

En México sigue habiendo una muy alta tasa de deserción a nivel medio superior. La proporción de jóvenes de 25 a 34 años que no cuenta con educación media superior es de 55%, muy por encima del promedio OCDE de 16%.

La proporción de jóvenes entre 20 y 24 años que no están no ni estudiando, ni trabajando ni en capacitación (NINIs) es de 25%, una de las más altas de la OCDE, cuyo promedio es de 17%. Además, las diferencias de género son todavía muy marcadas. La diferencia entre la proporción de mujeres de 20 a 24 años que son NINIs y los hombres es abismal, 40% frente a 10%.

Por ello es fundamental que se siga avanzando en la implementación de la Reforma Educativa, poniendo a los alumnos en el centro del sistema y creando una cultura del mérito, tanto entre alumnos como entre docentes.

La transformación del modelo educativo es también una dimensión fundamental de esta reforma, indispensable para contar con ciudadanos informados y críticos, que cuenten con las herramientas necesarias para enfrentar los desafíos del siglo XXI.

 

Señoras y Señores,

Los sistemas educativos son entes vivos. Tienen que adaptarse a su medio ambiente. Tengamos esto en mente mientras transformamos nuestro sistema educativo.

Quiero aprovechar esta ocasión para impulsar a México a que se una a nuestro análisis sobre competencias globales y destacar los beneficios mutuos que podrían resultar de esa colaboración.

México está tomando pasos decisivos para mejorar el desempeño educativo. Cuenten con la OCDE para seguir apoyando estos esfuerzos e impulsar mejores políticas educativas para una vida mejor.

Muchas gracias.

 

 

Sesión del Grupo de Reflexión sobre Políticas de Igualdad

16-11-2016

It’s a great pleasure to join you once again to discuss one of the most important challenges that our country is facing: improving the opportunities and well-being of Mexican women to promote a more inclusive and sustainable growth.

In recent years Mexico has taken very important actions at the policy level to promote gender equality. The National System of Equality between Men and Women, which was presided by President Peña Nieto and where I was proud to participate, had its first public working session in August 2016. This showed renewed commitment to allow a better integration of gender considerations into the policy cycle, in line with the original objective outlined in the National Development Plan 2013-2018. It also meant strong engagement to achieve better outcomes in the gender agenda and reaffirmed Mexico’s commitment to the G20 objective to reduce gender gaps in labour force participation by 25% by 2025.

However, laws and mechanisms are not enough. Mexico needs to invest in institutions and capacities to ensure that the framework delivers. Effective implementation and a change of cultural settings are crucial, as the country lags behind not only when compared with OECD countries but also to Latin American countries with similar levels of development. Only 47% of working age Mexican women are part of the labour force, compared with an OECD average of 67% and levels of around 60% in Chile, Colombia, Peru and Brazil.

The country also experiences one of the biggest gaps between male and female NEETs (not in employment, education or training) and has the highest adolescent pregnancy rate in the OECD. Even though there has been important progress in the number of women elected to the federal Chamber of Deputies, women are still underrepresented in the public sphere at the subnational level. Even worse, violence against women still affects the social fabric of the country profoundly and gender stereotypes are widespread. In many cases, television reproduces these biases, which results in even higher levels of gender inequality and gender discrimination.

These differences not only have moral and ethical implications, but also economic ones. OECD analysis has shown that halving the gender gap in labour force participation between Mexican men and women by 2040 could increase per capita GDP by nearly 0.2 percentage points, per year, over baseline projections. Mexico´s decisive actions to narrow gender gaps must therefore remain a priority. INMUJERES has played a substantive role in further enhancing gender related policy frameworks and promoting measures such as gender quotas, which have proven to be very effective and have placed Mexico as the second country in the OECD (only behind Sweden) with the highest share of women in national parliaments: 42%, well above the OECD average of 28%.

To further consolidate ongoing efforts and address pending challenges, the Mexican Government and the OECD have collaborated to produce the OECD Review of Gender Policy in Mexico. This report analyses the main areas where gender gaps exist and some of the key policies that Mexico has adopted to address them. Finally, it provides a series of recommendations to move forward, which build on the OECD Gender Recommendations on Employment, Education, and Entrepreneurship (2013) and Gender Equality in Public Life (2015).

Let me highlight some of these recommendations that I consider crucial for improving the opportunities and wellbeing of Mexican women.

First, it is very important to strengthen efforts to avoid gender stereotyping in schools and in textbooks, strengthen measures to train teachers to recognise and eliminate gender biases, and help connect young women to role models. To support Mexico on this front, the OECD will be launching a network of Mexican women role-models to show young girls that they can, and should, have higher ambitions for themselves.

It is also necessary to improve upper-secondary school completion for young women and young men, as both sexes drop out of school at high rates. Enabling young women to complete schooling by ensuring sufficient support in secondary through higher education, including  by improving sexual education and ensuring access to affordable and modern contraceptives, is also key, as well as prioritising the provision of accessible and good quality childcare to young parents.

Second, stronger measures are needed to facilitate parents’ reconciliation of work and family life, both in the private and public sectors, so that mothers and fathers can earn income around childbirth and when children are young. Maternity and paternity leave are two areas that need improvement. The addition of at least two weeks of paid maternity leave – equalling a total of 14 weeks – would bring Mexico closer to international best practice. Mexico could also consider shortening the social security contribution period which determines maternity leave eligibility to ensure that more women are eligible for publicly-funded (rather than employer-funded) maternity leave.

Third, intensifying efforts to reduce informality in the labour market would go a long way towards ensuring that women are fully incorporated into the social protection system, earn fair wages, and have higher job quality. Although both sexes face high rates of informality in Mexico, there is nevertheless a large gender gap: 49.7% of men and 57.2% of women held informal (non-agricultural) jobs in early 2016. These rates have unfortunately changed little over the past decade.

Fourth, improving access to affordable and good-quality early childhood education and care, particularly for children under age three, is another necessary action. Infants and toddlers are underserved by guarderías and estancias infantiles and are too young to attend (the relatively well-provided) preschool, where Mexico has already achieved almost 90% coverage for children age 4, above the OECD average of 86%.

Fifth, it is crucial to raise awareness of violence against women at home, at work, in television, in public spaces and in politics is crucial. This could be accompanied by other measures, such as drawing a holistic and customised outreach programme co-ordinated by the government; designing measures to prevent assaults on women using context-specific knowledge; working to change norms through socio-emotional education in schools; and improving women’s access to justice and security.

Finally, the governance of the system to promote gender equality is another essential element. The OECD recommends strengthening, with the support of IMMUJERES, the requirements and capacities of line ministries and other public institutions to apply a gender analysis in the design and implementation of sectoral policies, programmes and budgets as part of the core policy-making and resource allocation processes at all levels of government.

And we need to further strengthen the National System for Equality between Women and Men (SNIMH) and support IMMUJERES in fulfilling its mandate to co-ordinate among federal agencies and with civil society, while also supporting the implementation of the National Program for Equality of Opportunity and Non-Discrimination Against Women (PROIGUALDAD).

Dear friends:

Mexican women offer the country’s most powerful opportunity to thrive. Gender policies are not only about women, they are about the well-being of all Mexicans. They are a secure way to build a more balanced society, where individuals can succeed without confronting discrimination, having to face a difficult or unstable work environment, or feeling insecure when walking in the streets.

Applying a gender lens to policymaking and further developing family friendly policies will also have a long-lasting effect in families and societies. The OECD stands ready to support Mexico in the implementation of these measures so that its women can fulfill their potential and, in doing so, promote more sustainable and inclusive growth.

Seminario de la OCDE “Gobernanza para el Crecimiento Incluyente”

17-11-2016 Palabras de bienvenida 

Es un gusto estar aquí para inaugurar el seminario de la OCDE “Gobernanza para el Crecimiento Incluyente”. Este seminario tiene una importancia particular para mí por un doble motivo.

En primer lugar, este seminario forma parte de las celebraciones del 20 Aniversario del Centro de la OCDE en México para América Latina, que hace unos años tuve la oportunidad de dirigir. El Centro ha sido una plataforma indispensable para impulsar no sólo la colaboración entre la OCDE y México, sino también con toda América Latina. Hoy, Chile y México son miembros de la organización, Colombia y Costa Rica están en proceso de acceso, tenemos un programa país con Perú, Brasil es un socio clave y Argentina recién ha manifestado su interés por la membresía. Además, en junio de este año lanzamos un Programa Regional para apoyar a los países de América Latina y el Caribe en sus esfuerzos de reforma para lograr tres objetivos fundamentales: incrementar la productividad, mejorar la inclusión social y fortalecer las instituciones y la gobernanza. Mexico, y el Embajador Dionisio Perez Jacome han sido fundamental para este nuevo enfoque latinoamericanista de la OCDE, por lo que lo quiero reconocer.

El segundo es que esta celebración se centra en el papel del buen gobierno en la promoción de un modelo de crecimiento que beneficio a todos. En un contexto de alta desigualdad, el buen gobierno para la inclusión es fundamental.

En 2012, los ingresos del 10% de la población con mayores ingresos en la OCDE fueron casi diez veces superiores a los ingresos del 10% de las personas con menores ingresos. Hace 30 años eran siete veces superiores.  Que decir de la distribución de la riqueza que es siete veces peor, o de las oportunidades, que siempre están vinculadas al nivel de ingreso. La desigualdad y la precariedad también tiene un impacto en el buen gobierno. Primero, porque los grupos de alto ingreso tienen también mayor influencia y acceso a la toma de decisiones públicas. Y por supuesto, tienen interés de mantener dicha influencia y las situaciones que les benefician.

Segundo, porque los grupos de bajo ingreso, que en la OCDE son el 40 porciento, y en Mexico el 60, han perdido la confianza en las instituciones, e incluso en los procesos democráticos. No es coincidencia de que en los pasados procesos electorales y de referéndums, tanto en Estados Unidos como en Brexit, los jóvenes votaron en muy bajos niveles. Tenemos que recuperar esta confianza.

Un reciente informe de la OCDE (The Governance of Inclusive Growth), documenta el papel crucial de la gobernanza en la promoción de la inclusión Elementos como la rendición de cuentas, la transparencia, la integridad, y la eficiencia y eficacia son claves en este sentido.

Esta inclusión se logra  a través de la promoción de la participación de las partes interesadas en las decisiones públicas y consultando a estos grupos para recopilar información y tomar dichas decisiones con base en evidencia. Nuestros países miembros tienen múltiples ejemplos sobre cómo hacer esto.  Por ejemplo, en Chile, se estableció en 2006 un Consejo Asesor Presidencial para la Reforma de las Pensiones, integrado por académicos, sociedad civil y el sector empresarial, que llevó a cabo más de 49 audiencias para consultar a diferentes actores y que dio como resultado una iniciativa que se convirtió en ley en el 2008.[1]

La participación de la mujer en las posiciones públicas es otro indicador que ilustra qué tan incluyentes son las instituciones. De hecho, nuestro estudio “Todos a bordo: Logrando que el crecimiento incluyente suceda”, muestra que una menor participación de las mujeres en los parlamentos está asociada a mayores desigualdades en el ingreso en los mercados laborales.[2]

Y por supuesto y como comentábamos, una gobernanza incluyente demanda ciertamente transparencia e integridad en el cabildeo, protocolos para gestionar conflictos de interés y una política balanceada de financiamiento de los partidos políticos.

En este sentido, 36% de nuestros países miembros, incluido México, tienen un registro de actividades de cabildeo, lo que representa una buena práctica para controlar esta actividad.[3] Sin embargo, cabe preguntarse qué pasa con el otro 64% de los países.

En cuanto a conflicto de interés, el nivel de publicidad de las declaraciones de los funcionarios en nuestros países miembros tiende a variar de acuerdo con el nivel jerárquico del funcionario, es decir, a mayor nivel jerárquico, mayor publicidad.[4] Este tipo de lecciones y comparaciones internacionales pueden aportar buenas prácticas para las reformas que actualmente se llevan a cabo en México.

En resumen, una buena gobernanza, de verdad incluyente, requiere de integridad en las instituciones y las decisiones públicas a fin de lograr políticas que beneficien al interés público, y no al de unos cuantos.

A lo largo de este día, se discutirán las maneras de  lograr un sistema de integridad más efectivo y algunas de las políticas que está implementando el Gobierno de México para lograrlo. Además, se analizarán algunos de los mecanismos para promover la integridad en los megaproyectos de infraestructura y en contrataciones públicas, dos actividades que presentan altos riesgos de corrupción.

Para cerrar la jornada, presentaremos el reporte de seguimiento de la OCDE sobre la ejecución del proyecto del Nuevo Aeropuerto de la Ciudad de México, el cual hemos estado acompañando desde enero de 2015.

Señoras y Señores,

La OCDE está comprometida con el crecimiento incluyente y la buena gobernanza es clave para lograrlo. Cuenten con nosotros para compartir experiencias y buenas prácticas que nos permitan seguir impulsando mejores políticas para una vida mejor.

Les agradezco su presencia y participación y les deseo un seminario provechoso.

¡Muchas gracias!

[1] OECD (2015), All on board: Making inclusive growth happen, p. 174.

[2] OECD (2015), All on board: Making inclusive growth happen, p. 168.

[3] OECD (2014), Lobbyists, Governments and Public Trust, Volume 3: Implementing the OECD Principles for Transparency and Integrity in Lobbying.

[4] OECD (2014), Survey on Managing Conflict of Interest in the Executive Branch and Whistleblower Protection.